Optimisation des performances
En quelques vérifications, il est possible d'accélérer :
- L'ouverture des assemblages ;
- La navigation dans les modèles ;
- Les reconstructions ;
- Les mises en plan.
La méthode repose sur cinq étapes :
J'observe → Je visualise → J'agis → Je vérifie → J'apprécie
1. J'observe : identifier le problème
Avant de modifier un modèle, commencez par mesurer les performances.
Dans l'assemblage, ouvrez :
Évaluer > Évaluation de performance
Cet outil permet d'identifier rapidement les éléments qui pénalisent les performances.
2. Je visualise : comprendre l'origine du ralentissement
A. Trop de triangles graphiques
Consultez la liste des composants présentant un nombre important de triangles graphiques.
Un nombre élevé signifie généralement une géométrie très détaillée ou une qualité d'image trop élevée.
À surveiller particulièrement lorsque le nombre dépasse plusieurs centaines de milliers de triangles.
B. Trop d'apparences
Toujours dans l'évaluation de performance, vérifiez les documents contenant un grand nombre d'apparences.
Les textures, matériaux graphiques et apparences appliquées aux faces augmentent le temps de chargement et d'affichage.
C. Trop de contraintes
Observez le nombre de contraintes de premier niveau.
Un assemblage contenant de nombreuses contraintes ou des contraintes complexes demande davantage de calculs à chaque reconstruction.
D. Les pièces les plus longues à reconstruire
Ouvrez :
Évaluer > Visualisation de l'assemblage
Affichez le temps de reconstruction afin d'identifier les composants les plus coûteux.
Quelques pièces seulement sont souvent responsables de la majorité du temps de calcul.
3. J'agis : optimiser le modèle
Réduire le nombre de triangles graphiques
Ouvrez les pièces concernées.
Dans les propriétés du document, réduisez la qualité d'image lorsque le niveau de détail n'est pas nécessaire.
Une qualité d'image adaptée diminue le poids graphique du modèle sans modifier sa géométrie.
Simplifier les apparences
Privilégiez les couleurs simples plutôt que les textures.
Appliquez les apparences au niveau des pièces, des corps plutôt qu'au niveau des faces, afin de limiter le nombre d'informations graphiques à gérer.
Optimiser les contraintes
Supprimez les contraintes inutiles.
Évitez les sur-contraintes et privilégiez des contraintes simples.
Lorsque cela est possible, remplacez plusieurs contraintes par un alignement d'axes ou une solution plus directe.
Bloquer les reconstructions inutiles
Pour les pièces terminées, utilisez la barre de blocage.
Les fonctions situées au-dessus de cette barre ne sont plus reconstruites, ce qui réduit le temps de recalcul tout en évitant les modifications accidentelles.
Cette méthode est particulièrement efficace sur les pièces stabilisées.
4. Je vérifie : mesurer le résultat
Après chaque optimisation, relancez l'Évaluation de performance.
Vérifiez que :
- les composants optimisés ne figurent plus parmi les plus pénalisants ;
- le nombre de triangles a diminué ;
- le nombre de contraintes de premier niveau est plus faible ;
- le temps de reconstruction a été réduit dans la Visualisation de l'assemblage.
L'objectif est de mesurer les gains après chaque action plutôt que de modifier plusieurs paramètres simultanément.
5. J'apprécie : constater les gains
Une optimisation réussie apporte généralement plusieurs bénéfices :
- ouverture plus rapide des assemblages ;
- navigation plus fluide ;
- reconstructions plus rapides ;
- mises en plan plus réactives ;
- fichiers plus légers lorsque la qualité graphique est adaptée.
Même quelques optimisations ciblées peuvent avoir un impact significatif sur les performances globales.